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jeudi, août 28 2008



C'est qui Tantine Amazony ?

Bon, il va falloir planter le décor. Vos tantines préférées se sont présentées dès le départ. Tranquilles. Elles assument. Elles ont raison. Elles ont les atouts physiques pour et la force morale avec (d’ailleurs, moyennant une participation financière pour mon billet d’avion pour le pays je peux vous filer tous les tuyaux que vous voulez sur elles ….). Alors je ne vais pas déroger aux usages du maquis :


  • 1/ Je suis également noire. Y a pas à turlupiner, ma peau, ses variantes et son grain indiquent direct le continent dont je suis originaire : l’Afrique. J’y ai grandi, vécu, appris tout ce que je sais et surtout le français « fluent » que je vous sers. Et ça, je m’en défends à qui veut l’entendre. C’est du made in Africa.


  • 2/ Je rase plus la moquette qu’elles, mais ça on s’en fout, sauf quand on sort avec elles : vers 4h du mat, quand la soirée tire à sa fin, on finit par monter sur les fauteuils de boite de nuit pour qu’un gars daigne nous repérer et nous inviter à danser un zouk qu’on regrettera à la fin... Après, en se rhabillant aux vestiaires, on entend un « ta copine là, t’es obligée de rentrer avec elle ? »…Triple rasage de moquette et de moral.


  • 3/J’ai sonné trente ans aussi bien qu’elles et depuis un moment. Ce qui fait que maintenant c’est assumé, digéré, accepté et "biendanssapeauté".


  • 4/ J’aime parler. Vendre les gens. Parler sur eux. Je radote aussi volontiers. Et j’allais oublier que je suis aussi bête que méchante par plaisir et par habitude…


Voilààà. Vous allez vous dire qu’elles sont en train de faire leur B-A en ramenant une tantine qui commence à parler toute seule, histoire de lui dire qu’elles l’aiment bien, même si elle commence à virer hasbeen. Eh bien non. Je suis à peu de choses près comme elles, avec une bague à l’auriculaire gauche et des sièges auto à l’arrière de ma voiture. Côté amusements, on est dedans mais avec un peu de retard. Côté sape, on est dedans, avec une année en retard. Côté philosophie masculine qui nous dépasse toujours et qui reste un sujet de dissection favori, on est là, en pôle position. Bref, contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’y a pas vraiment de barrière qui nous sépare… C’est long hein, mais j’aurais dit « jamais trois sans deux », que vous n’en n’auriez pas déduit tout cela…..

Amazony

les-tantines-amazony1.jpg



mardi, août 26 2008



Y a une tantine fâchée parmi nous !

Elle m'a dit :

  • - « Coffee, toi et Havana vous êtes bien mignonnes avec votre chokôr et vos palabres sur la taille des kikis, y a pas que vous qui êtes kitoko, histoires de djos c’est pas réservé aux célibataires ! »
  • Alors, pour la taquiner, je lui ai répondu :
  • - « Mais toi-là même, tu vas raconter quoi sur les tantines ? Histoire de crèches et de petits pots là ça nous intéresse pas, nous on est des gos qui parlent des gars. Toi tu connais quel gars à part ton homme et tes deux fistons ? »
  • - « Tchip, quittes-là ! C’est pas parce qu’on est maman qu’on ne connaît pas les choses hein ».

Lol, donc, j’ai décidé de laisser tantine Amazony se présenter elle-même et dire ce qu’elle a à dire.

Mais c’est quoi ça encore ici ? Il va falloir vite rétablir la tendance et faire le ménage dans vos esprits !! En vous mettant le fantasme à la bouche, il y a deux tantines ici qui sont en train de faire passer les trentenaires pour des célibataires, intellos et branchés alors que la trentaine passée, mes filles, il faut bien sûr être casée devant Dieu et devant les hommes, et avoir fait sortir du ventre par en bas 1, 2 ou 3 fois, comme moi !!!!! Je ne vous ferai pas l’affront de vous laisser grogner et griffer comme des félines dans vos commentaires avant de vous sortir dans un prochain billet « je rigole euh !!! » -si même vous me calculez…

Car en effet, je rigole. La trentaine bien sonnée, on peut aussi bien être en solo forcé ou voulu et l’assumer complètement ; Mais on peut également être passée devant le maire et avoir loué son petit appart’ de ventre à d’adorables bambins, et toujours aimer se marrer, même si le temps fait défaut, et rester dans la danse. Dans la danse et en selle. En selle sur tonton, ou sur tontons, c’est selon. Qui a dit que nous autres sommes sages et vous regardons envieusement en astiquant l’argenterie offerte par belle maman ? Bien au contraire, nous vous toisons même en astiquant régulièrement le manche en se disant que la régularité et des fois la diversité dans la régularité a aussi du bon… Alors je viens me mettre autour de la marmite de vos deux folles tantines là, et leur donner la réplique car il faut que tout le monde y trouve son compte, et les 206 coupées et les bonnes vieilles 505 familiales…

J’ai pas dit que ce serait plus succulent ou plus terre à terre qu’un coffee ou qu’un havana oh! Je viens juste foutre le dawa, tchiper de temps en temps car j’adore ça! Comme une bonne vieille tantine Amazony. Des bisous bien maternels.

Amazony

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Petit lexique

  • - Chokôr, Chokobi : Parler un français surfait, faire le whitey, quand on est Africain
  • - Le dawa : La pagaille, la m****e


lundi, août 25 2008



Me, My Ex and She

De tous mes ex, c’est lui que je préfère. Parce que je m’en veux de ne pas avoir su l’apprécier à sa juste valeur… Avec le recul, je m’aperçois que tout était pourtant réuni pour que nous formions un de ces beaux petits couples qui flirtent avec assurance et insouciance dans les rues de Paname. De ces couples qui durent longtemps, qui vont visiter Cuba le sac au dos et la main dans la main, qui viennent dîner chez papa et maman, qui s’achètent un superbe appartement dans le 10ième et rejoignent le cercle très fermé des "Afro-bobos". Que de souvenirs idylliques… Il ne manque plus que le « cui-cui » des petits oiseaux et la voix rauque de Louis Armstrong, pour que notre histoire s’intitule « What wonderful world… ». Ce qui m’embête avec toute cette guimauve, c’est que je ne voyais pas du tout les choses de cette manière, avant de voir mon Ex, avec sa nouvelle copine…. L’illusion d’optique serait t’elle un effet secondaire de la jalousie ? Ça m’en a tout l’air… Et me voilà à me remémorer sa gentillesse, sa prévenance à mon égard, les nombreuses perches qu’il m’a tendu après notre séparation et que j’ai superbement ignorées. C’est pourtant si vieux tout ça. Il est plus jeune que moi et à l’époque où nous sommes sortis ensemble, il se cherchait, vivant encore chez ses parents et angoissant sur son avenir professionnel. Il était malgré tout très viril avec son petit côté « c’est moi l’homme », et sexuellement, il avait la fougue et l’endurance de ses 25 ans… Mais je le trouvais trop introverti, nous n’avions quasiment pas de conversation, car il semblait n’avoir aucune conviction, aucun point de vue, et la cérébrale que je suis s’ennuyais ferme. La vérité c’est que je ne voulais pas m’engager, car je n’étais toujours pas remise de ce chagrin d’amour qui m’avait émotionnellement paralysée quelques années plus tôt. Je ne voyais donc que ses défauts et comme il n’en avait pas assez, j’en ai inventé. Je l’ai donc poussé à me larguer et je n’ai jamais voulu remettre le couvert par la suite. Et dire que c’était le célibataire le plus beau et le plus convoité de notre groupe d’ami(e)s et qu’il n’avait d’yeux que pour moi…. Et moi, où avais-je les yeux, au fait ?… Merde… Les-tantines-ex.jpg

Comme le dit si bien Tantine Havana, je ne suis pas fan des beaux gosses, mais eux semblent me trouver à leur goût. Sauf que, autant à l’époque j’étais totalement indifférente à cette beauté, autant aujourd’hui elle me chauffe la tête… Je le trouve tellement changé, plus sûr de lui maintenant, plus grand et plus désirable que jamais, dans son beau costume de cadre sup (oui, j'aime les tontons qui portent bien le costard). C’est maintenant qu’il est canon, que moi je n’y ai plus droit ? C'est trop injuste ! Et comme si ça ne suffisait pas, il me torture de toutes ces petites attentions que je lui ai toujours connues, mais dont il garde le meilleur pour l’autre… Il m’appelle, m’invite au resto, au ciné, mais me prive de la love story qui va avec. C’est comme si on vous faisait gouter la cerise, mais pas le gâteau. Le gâteau, il est pour l’autre… Une autre à laquelle il « tient », me dit-il, même si ça ne va pas fort entre eux, même si il me désire toujours énormément. Quand je lui dis que je ne veux pas lui servir de « bouche trou », il m’offre son amitié, sans même insister… Non, pas que je dirai oui si il insistait, mais quand même… Ça se voit qu’il est accro, qu’il l’aime, l’autre… Et je suis jalouse ! Voilà, je l’ai dis ! Jalouse ! Pourquoi nos Ex nous semblent-ils plus intéressants quand ils sont dans les bras d’une autre que dans les nôtres ? Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, mais on ne leur trouve tout à coup que des qualités. C’est très bizarre, je ne suis pas jalouse parce que je suis amoureuse de lui ou que je déteste sa copine, mais parce que je me sens dépouillée… Il est à moi ! Oui, c’est ça, j’ai le sentiment totalement irrationnel que tout ce qu’il donne à l’autre, tout ce qu’il ressent pour elle me revient de droit. Même si j'en veux pas... au fond... Ou peut-être que si... En fait, j'en sais rien, mais on s'en fout ! Je l'ai vu la première, c'est tout ! C’est bête hein, mais je n’arrive pas à réprimer cet égoïsme primaire… D’autant que je sais que je lui plais toujours. En plus, je ne crois pas au hasard, sa copine me ressemble beaucoup physiquement… C’est comme un mauvais remake de notre histoire, avec une doublure de série Z. Ouiiiii, je sais, je suis méchante, mais qu’est-ce que ça fait du bien… Bon rassurez-vous mes chéries, je ne vais rien tenter, je ne touche plus aux hommes d'autrui, même si je ne peux m’empêcher de ressasser ce sentiment d’inachevé….

Coffee



vendredi, août 22 2008



"Où sont les hommes ?!". Episode 2. Le « paltoquet »... Fin

Je lui dis que ça ne m’intéressait pas, mais pas du tout. Et qu’il pouvait mettre une croix sur une quelconque rencontre sexuelle entre nous. Je lui dis très calmement que même pour la gaudriole un minimum de respect m’était nécessaire. Que j’appréciais beaucoup sa drôlerie, mais que je le prenais pour un « bouffon » désormais. Il a fini par reconnaître qu’il aurait détesté qu’on le traite de la sorte. Qu’il était désolé, qu’il était comme ça. Que ça n’était pas méchant, qu’il s’était mélangé les pinceaux. Je lui expliquais très gentiment que tout le monde peut s’emmêler les pinceaux. Et que quand c’est le cas, on s’en explique et s’excuse, sans attendre que la démarche vienne de « l’offensé ». Depuis, il m’appelle « Sensei » (maitre en japonais) . Parce qu’il estime qu’au lieu de faire le scandale que j’étais en droit de faire, je lui ai au contraire permis d’accéder à poste dont il rêvait depuis toujours, le rendant ainsi redevable, alors même qu’il s’était mal comporté. Je vous ai raconté cette histoire jusqu’à son dénouement, mes chères tantines, parce que je suis fière d’être restée calme, maîtresse de moi-même, là où avant, je l’aurais agoni, et lui aurait bien sûr fait l’innocent, le choqué, trop heureux de saisir la perche de colère débordante que je lui aurais tendue pour la retourner contre moi. Mais toute "vengée" que je suis, mes chères tantines, je n’en suis pas moins perplexe : pourquoi ce changement d’attitude ? Pourquoi ce brusque revirement ? Ce soudain désintérêt d’un jour à l’autre ?? Pourquoi ce manque de courage ? Je sais bien que nous ne sommes plus à l’époque des chevaliers, mais tout de même !! Et on ne peut imputer sa grossièreté ni au jeune âge de X (il a 33 ans comme moi), ni à son manque d’éducation, loin de là.

Alors quoi ? Pourquoi ? J’ai commencé par me dire que ma coiffure ne lui plaisait pas, savez-vous ?! Les garçons auxquels j’ai parlé de ma mésaventure étaient unanimes : il a quelqu’un. Or je crois savoir de source assez sûre qu’il n’a personne. Qu’il ait changé d’avis sur moi, ok ! Mais n’existe-t-il pas des moyens plus acceptables de les manifester ?!? J’apprends avec le temps à baisser mes exigences qui tenaient parfois plus du caprice d’adolescent que du réalisme d’une femme qui connaît les hommes. Je veux rencontrer l’homme africain, le comprendre, travailler avec lui, pouvoir l’aimer, d’amour et d’amitié, faire (MIAAM) l’amour avec lui, l’aider si je le peux, être solidaire de lui, parfois malgré mes sœurs… parce que j’estime qu’il est mon prochain absolu. Le complément de ce que je peux être, qu’il a autant besoin de moi que moi de lui. Qu’il vienne vers moi parce que ma silhouette lui a plu ou parce que mon état d’esprit lui plait, je ne le rejette pas dans le sac de "Tous-les mêmes-ces-nègres-j’en-ai-marre ", s’il y a faux pas. Je prends ce qu’il m’apporte (parfois un homme vous apprend que vous êtes belle là où vous ne pensiez pas), mais je ne peux pas tout prendre au nom de je ne sais quoi. X m’a donc laissée franchement perplexe, et refroidie quant à sa sensuelle et impolie personne. Qu’il entre avec tous les honneurs dans la galerie des hommes à éviter ABSOLUMENT. Je vous bise.

Havana les-tantines-bad-boys4.jpg

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jeudi, août 21 2008



"Où sont les hommes ?!". Episode 2. Le « paltoquet »... re-suite

Il a tenu à m’accompagner jusqu’au taxi. Sur le chemin il n’était que compliments sur mon derrière et mon devant , sur mon teint et sur mes dents… en se tenant à 1m50 de moi… Comme je lui demandais quelques précisions pour la soirée du lendemain que nous devions passer ensemble, il me répondit qu’il m’appellerait, sans préciser d’horaire. Une chose était certaine : à 17h nous devions nous retrouver pour parler travail, que nous quitterions vers 19h pour aller boire un verre, dîner, et plus si affinités… Mon taxi arrive, je le prends, il ne m’embrasse pas, me laisse monter avec un air indéchiffrable : indifférent ou déçu ? No le se. Toujours est-il que me voilà perplexe, incrédule. Le lendemain, malgré ma journée intense de travail, je compte les heures, depuis 9 heures….. jusqu’à 17h05. Le cœur colère, je l’appelle :

  • - « Ca va ? »
  • - « Ca va ? »
  • - « On devait pas se voir ? »
  • - « Euh…si, mais à 20h00 ? »
  • - « Tu ne devais pas venir pour une seance de travail ? »
  • - « Ben non…on devait diner, non ? Quelle séance de travail ?! »
  • - « Tu devais venir à 17h pour qu’on travaille et m’appeler avant pour qu’on voie où on dinait. »
  • - « Ben… Ah bon ? Parce que là je suis au travail et je suis pas près de le quitter là… je sais pas quoi te dire… »
  • - « Très bien, quand tu sauras, tu m’appelleras. »
  • - « Euh…ok. »

Eh voilà. Plus de soirée, plus de séance de travail, plus de diner, plus de galipettes ! Pourquoi ? Je ne sais pas. Je pensais qu’il s’excuserait, m’appellerait… il s’en est bien gardé. C’est moi qui au bout de plusieurs jours lui ai envoyé un texto demandant des explications (je m’en voulais un peu de mon ton cassant, et ai craint de l’avoir heurté). Il m’a rappelé en me disant qu’il ne m’en voulait pas et que tout allait bien pour lui. Il avait prévu de m’envoyer un texto pour mon anniversaire, histoire de laisser ma colère refroidir (mon anniversaire a eu lieu 3 semaines après le… non-lieu.) Il me dit « salut, à bientôt » avant de raccrocher. Le même type qui avait bataillé pour que je lui donne mon numéro, pour que j’accepte de coucher avec lui. Le même quelques jours plus tard, me dit "salut, à bientôt" comme si nous étions des camarades de chambrée. Et je ne sais pas pourquoi. J’ai quand même réussi à lui faire entendre mon point de vue. Un mois plus tard. J’ai fait en sorte qu’il ait une opportunité professionnelle idéale pour lui. Eperdu de reconnaissance, il ne savait plus comment me remercier. Je lui ai dit que le seul moyen était d’assurer dans la nouvelle mission qui lui serait confiée (il est très bon dans son domaine). Enhardi par cette nouvelle proximité, il risqua un : « il faudrait qu’on se voie, pour que je te dise merci de vive voix ». A quoi je répondis que :« chat échaudé craint l’eau froide ». Il a commencé par me railler en disant qu’il était sûr que je réagirais comme ça, genre « oh la la la la… pas de quoi faire tout un plat » Je lui fis valoir qu’il avait eu une belle fille sur un plateau, qu’il avait réussi à me faire changer d’avis sur la nature de ce que devaient être nos rapports et qu’il m’était difficile de comprendre qu’au moment de la concrétisation, il se défile comme il l’a fait. Son explication ? Mon ton l’a « rebuté », le jour des 2 rendez-vous manqués. Je lui ai fait remarquer que j’avais quelques raisons d’être contrariée : 1/Il ne prenait pas mon travail au sérieux, me faisant booker 2h pour rien, 2/ Il s’était comporté comme le pire des paltoquets après. Même pas une tentative humble de rappel le soir-même, même pas un texto. Son explication ? - « Je suis comme ça. Désinvolte…. »

Havana

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